ORIGINE
Tout est parti d’un cabinet d’avocats.
Une quarantaine de collaborateurs, un dirigeant convaincu qu’il fallait passer à l’IA, et une demande qui n’avançait pas. C’est de cette conversation qu’est née Appliance.
Six mois pour des licences Copilot
On rencontre le dirigeant de ce cabinet au détour d’une discussion sur l’IA. Depuis plus de six mois, il demande des licences Microsoft Copilot à son prestataire informatique. Le même prestataire qui installe ses postes, son réseau et ses imprimantes, celui qu’il appelle dès que quelque chose ne fonctionne plus. Sur l’IA, en revanche, rien ne bouge.
Entre-temps, une autre offre lui est parvenue : une solution pensée pour les professions réglementées, facturée autour de 300 € par collaborateur et par mois. Pour le cabinet, cela représente 12 000 € par mois, soit 144 000 € par an.
Il était prêt à signer. Pas parce que le prix lui semblait juste, mais parce que rester à l’écart lui semblait plus coûteux encore.
Coincé entre deux risques
Autour de lui, l’IA est déjà partout. Ses confrères utilisent ChatGPT ou Claude, parfois dans un cadre validé, souvent sans. Le gain de temps est réel, et tôt ou tard quelqu’un colle un contrat ou un dossier client dans un outil qu’il ne maîtrise pas. Tout le monde le sait, et personne ne veut être le premier cabinet mis en cause.
Il se retrouve face à deux options qui l’inquiètent autant l’une que l’autre : attendre et prendre du retard, ou laisser faire sans savoir où partent les données du cabinet.
En l’écoutant, on comprend que son besoin est ailleurs. Il ne cherche pas à choisir un modèle, ni à piloter un projet technique. Il veut que ses équipes disposent d’une IA performante, en laquelle il a confiance, et qu’il peut ouvrir à tout le cabinet.
Il ne voulait pas d’un projet IA. Il voulait l’IA.
Le détour par la box Internet
La réponse nous est venue d’un objet beaucoup plus ordinaire. Derrière une connexion Internet, il y a un empilement considérable de matériel, de protocoles et de sécurité. Des équipes entières en ont fait leur métier.
Pourtant, personne n’y pense. On appelle son opérateur, on reçoit une box, on la branche, et Internet fonctionne. La complexité n’a pas disparu : quelqu’un d’autre s’en occupe.
Pourquoi l’IA d’entreprise ne fonctionnerait-elle pas de la même façon ?
Toute la complexité à l’intérieur. Un produit simple à l’extérieur.
Une petite boîte, posée sur un bureau
C’est ce qu’on lui a proposé. Une petite boîte installée dans ses locaux : on la branche, on crée les accès de ses collaborateurs, et le cabinet dispose de son IA. Une application pour échanger avec elle, lui confier des documents, lancer des agents ou faire des recherches. Les données et le calcul restent chez lui. Ce qui se passe à l’intérieur, c’est notre travail.
Le changement s’est vu tout de suite. L’IA n’était plus un sujet abstrait mais un objet, quelque chose qu’on installe, qu’on achète, qu’on amortit et qu’on confie à son équipe. C’est pour cette raison que le produit s’appelle Appliance.
Le même besoin, partout
Depuis, on retrouve cette situation presque à chaque rencontre. Un cabinet d’expertise comptable, un industriel qui conserve trente ans de savoir-faire dans ses fichiers, un bureau d’études, une PME familiale. Tous ont des données sensibles et des contraintes métier. Aucun n’a d’équipe dédiée à l’IA, et aucun ne souhaite en créer une.
C’est pour eux qu’on construit Appliance. Et plus on maîtrisera ce qui se trouve à l’intérieur de la boîte, plus elle pourra rester simple à l’extérieur.